Endométriose : la composition du microbiote peut augmenter la maladie

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Written By Vincent Bourdieu

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Le microbiote intestinal, ou flore intestinale, a été beaucoup étudié ces dernières années car il aurait de nombreuses répercussions sur notre santé physique et mentale. Cela peut affecter le risque de contracter plusieurs maladies. La dernière en date : l’endométriose.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Cell Death & Découverte (source 1), le microbiote intestinal altéré jouerait un rôle central dans la progression de l’endométriose. Nous vous rappelons que cette maladie gynécologique chronique se caractérise par des lésions de type endométrial (la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) en dehors de la cavité utérine : au niveau des ovaires ou des trompes de Fallope, de la vessie, du rectum, du diaphragme…

Des travaux antérieurs avaient déjà observé que le microbiote intestinal, cet ensemble de micro-organismes reçus dans notre système digestif, était de mauvaise qualité chez les femmes atteintes d’endométriose. Il semble maintenant que ce « mauvais » microbiote aggrave la maladie.

Ici, les chercheurs ont créé un modèle animal, en l’occurrence des souris, dont le microbiote avait été éliminé par les antibiotiques. Des lésions d’endométriose ont ensuite été créées chirurgicalement en transplantant des fragments d’utérus dans le péritoine (la membrane qui contient les organes abdominaux).

Après 21 jours, les souris « témoins » du microbiote présentaient des lésions greffées plus importantes que les souris…

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