Voitures d’occasion : pourquoi le marché est-il en baisse ?

Voitures d'occasion : pourquoi le marché est-il en baisse ?

Alors que 2021 s’est soldée par un résultat en hausse de 8% par rapport à 2020 (Le Journal de l’Automobile), et que la chute des ventes de voitures neuves se poursuit, le marché de l’occasion chute fortement en 2022. Comment expliquer un tel phénomène ?

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Un marché à enjeux

Un marché à enjeux

En France, en 2021 (Le Journal de l’Automobile), 6 016 435 voitures d’occasion ont été vendues, soit 3,6 ventes pour un en véhicules neufs. Force est de constater que le V.O (Véhicule d’Occasion) représente un volume d’affaires important avec de multiples enjeux.

C’est avant tout un moyen d’acquérir des véhicules qui permet à ceux qui n’en ont pas les moyens d’accéder à des véhicules neufs et de satisfaire leur besoin de mobilité individuelle. Le choix est large et les canaux de distribution sont variés et divers : flotte de concession, réseau spécialisé (Aramis par exemple), professionnel indépendant, agent, importateur, particulier… Le secteur s’est considérablement modernisé ces vingt dernières années, améliorant la qualité. d’approvisionnement et de services. Aujourd’hui, le V.O bénéficie quasiment du même niveau de garantie et des mêmes modes de financement que le V.N (Véhicule Neuf), du moins auprès des professionnels. Cela se traduit par des prix généralement plus élevés que la côte, mais justifiés (en principe) par les coûts de remise en état et les garanties offertes. Le traitement de l’objet d’occasion est donc plus proche du neuf, par le soin apporté à la présentation (en showroom) et à l’acceptation du client. Fini le temps où les V.O étaient relégués dans un désert avec des affiches simples et un vendeur peu accueillant. Ne parlons pas des garanties jusqu’à la porte de garage…

Ensuite, ce marché est un levier pour la vente de véhicules neufs et la fidélisation. En effet, lorsqu’un client envisage d’obtenir un V.N, il a souvent besoin du garage pour récupérer sa voiture, qui devient en fait un V.O. Le client satisfait de ce mécanisme de changement est plus susceptible de se fidéliser et de revenir plus tard pour l’entretien de son véhicule et son renouvellement ultérieur. Les acheteurs de voitures uniques hésitent à se rendre directement à V.N, soit par manque de budget, soit par peur. Le V.O les calme et leur laisse le temps d’évoluer progressivement vers le nouveau.

Le V.O permet également de pallier les éventuelles pénuries de V.N, ou leurs délais de livraison trop longs, en disposant immédiatement d’un véhicule. On l’a vu en 2021, lorsque la crise des semi-conducteurs a entraîné l’indisponibilité de véhicules neufs, en raison d’arrêts de production. C’est probablement l’une des raisons de l’augmentation des ventes d’occasion en 2021. Certains constructeurs, comme Renault, ont également transformé des sites de production en centres de réparation de véhicules d’occasion, générant ainsi un pôle de profit et d’attraction du fret. . .

Enfin, le malus environnemental, notamment pour les véhicules concernés par des montants allant jusqu’à 30 000 euros (40 000 en 2022), a sans doute découragé les acheteurs potentiels de voitures neuves, les faisant se référer à une opportunité récente, à faible kilométrage et garantie comparable au neuf. Porsche, par exemple, a largement observé ce phénomène, provoquant une augmentation substantielle du prix des événements récents.

Un coup d’arrêt en 2022

Un coup d’arrêt en 2022

La tendance haussière de 2021 s’est interrompue début 2022. Cela peut surprendre compte tenu des éléments développés ci-dessus, mais il y a des explications.

D’une part, la voiture n’est plus indispensable pour un certain nombre de consommateurs, notamment urbains. Ils adoptent d’autres formes de mobilité, comme les transports en commun, le covoiturage, la location, et même d’autres modes de transport comme les deux-roues. Nous avons vu une explosion des ventes de vélos électriques lorsque les confinements résultant de la pandémie ont pris fin. Le véhicule électrique se vend mieux, sa part de marché progresse de façon spectaculaire, mais il reste cher et fait face au problème de l’autonomie et de la batterie.

En revanche, et c’est la principale raison, les V.O sont plus chers. Leur prix moyen a augmenté de 1 500 euros en un an pour atteindre aujourd’hui 14 500 euros. Et plus les voitures sont récentes, plus la baisse est importante : – 33 % pour les véhicules de moins d’un an ; – 5% pour les 2 à 5 ans. Les plus anciens restent stables, mais les marges sont beaucoup plus faibles.

Les berlines allemandes, Audi, BMW, Mercedes sont particulièrement touchées, tout comme les Diesel qui, bien que représentant encore 55% des ventes, ont perdu 13% au premier trimestre 2022. Seuls les Hybrides (+35%) et électriques (+66%) . , progressent, mais leurs volumes sont plus faibles. Les citadines thermiques à essence résistent toujours, mais ne progressent plus.

Le pouvoir d’achat est donc le facteur clé de la baisse des ventes, tant du neuf que de l’occasion. Et il semble que les perspectives de prix ne baissent pas, sous le double effet conjugué de la hausse des matières premières et des carburants, générant une inflation avoisinant les 10%. Dès lors, le consommateur ne s’engage plus, car il n’a plus les moyens et a aussi peur de son avenir. Seules les marques coréennes (KIA, Hyundai) continuent de bien vendre leurs modèles « petits prix » ; comme Dacia qui se positionne aussi sur le prix ; et Tesla, qui reste le leader de l’électricité et était même la marque la plus vendue en 2021. Ils voient encore des points de vente monter, mais pour combien de temps ?

Alors un secteur qui emploie 10% de la population active doit réagir, sinon 2022 sera une année catastrophique, mais les industriels et les distributeurs le peuvent-ils ?

Pour résumer

Pour résumer

Alors que 2021 s’est soldée par un résultat en hausse de 8% par rapport à 2020 (Le Journal de l’Automobile), et que la chute des ventes de voitures neuves se poursuit, le marché de l’occasion chute fortement en 2022. Comment expliquer un tel phénomène ?

La quotidienne

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Pourquoi la fin du diesel ?

Pourquoi la fin du diesel ?

Des ZFE plus restrictives Et ce, bien avant 2035 : la généralisation des « ZFE » (zones à faibles émissions) et l’exclusion progressive des voitures les plus polluantes des grandes villes. Ainsi, tous les diesels (dont la vignette Crit’Air 2) seront interdits à Paris à partir de 2024, à Lyon en 2026, à Strasbourg en 2028…

Quand le diesel va-t-il disparaître ? Les non classés et Crit’Air 5 seront interdits en 2023 (diesel avant 2001), Crit’Air 4 en 2024 (diesel avant 2006) et Crit’Air 3 en 2025 ! En clair, dans ces zones, après le 1er janvier 2025, seuls les diesels les plus récents, Euro 5 et 6, mis en circulation après 2011, pourront rouler.

Quel avenir pour le diesel en 2022 ?

En gros, si vous achetez une voiture diesel en 2022 vous ferez partie de la minorité. Ce qui n’est pas un problème en soi, sauf que la revente sera aussi de plus en plus difficile. L’achat d’un diesel neuf reste donc valable pour les très gros conducteurs qui comptent conserver longtemps leur voiture.

Est-ce le moment d’acheter une voiture d’occasion ?

Mars et septembre sont les mois les plus intéressants pour ceux qui veulent acheter un véhicule d’occasion. En effet, il s’agit d’un mois important pour les ventes de véhicules neufs. Cependant, les concessionnaires ont généralement de nombreuses voitures d’occasion en stock.

Quand le prix de la voiture d’occasion baisse-t-il ? Alors que 2021 s’est achevée sur un résultat en hausse de 8% par rapport à 2020 (Le Journal de l’Automobile), et que la chute des ventes de voitures neuves se poursuit, le marché de l’occasion est en forte baisse en 2022.

Quel est le meilleur moment de l’année pour acheter une voiture d’occasion ?

Décembre et janvier sont généralement des mois plus calmes et peuvent être un bon moment pour envisager l’achat d’une voiture d’occasion. Les gens considèrent d’autres dépenses autour de la période des fêtes et du Nouvel An, de sorte que la concurrence pour les voitures est moindre tant que l’offre reste égale.