Passionné d’automobile, il redonne vie aux vieilles voitures dans sa …

Photo of author

Découvrez les infos du quotidien grâce à nos rédacteurs chevronnés

Thierry Chave aime les voitures du siècle dernier. Dans son garage, il répare des modèles uniques comme une berline MG, qu’il a transformée en voiture de course.

Thierry Chave aime les belles anglaises et il ne s’en cache pas. Dans son garage, situé dans une ruelle perpendiculaire au boulevard George V qui coupe Bordeaux et la ville voisine de Talence, il est courant de le surprendre en compagnie de braves gens.

Le sexagénaire passe de nombreuses heures à chouchouter sa MG, un constructeur automobile britannique fondé par Cecil Kimber dans les années 1920. d’un mécanicien quand il se salit les mains.

Une décennie à importer et retaper des voitures de collection

Cependant, il n’est pas un passionné de voitures comme les autres. Après avoir dirigé deux concessions Jaguar à Marseille et Perpignan, puis être devenu consultant automobile lors de leur fermeture (après publicité), l’actuel retraité a terminé sa carrière professionnelle – de 2008 à 2018 – en vendant des voitures d’occasion, par l’intermédiaire de son entreprise. Voitures chromées.

« J’achetais une dizaine de voitures par an aux États-Unis et en Angleterre. Au départ, j’étais connecté au marché américain. Modèles Mustang, Pontiac, Camaro ou Chevrolet. Puis, après ça, j’ai commencé l’anglais. « Il y avait plus de demande, c’était moins cher et moins cher dans mon garage », explique-t-il.

En arrêtant cette activité commerciale, Thierry Chave n’a cessé de dénicher les bonnes affaires outre-Manche et de les réécrire. Au contraire. Mais à partir de 2018, il l’a fait juste pour le plaisir.

18 mois de travail sur une voiture

Cette année-là, avec un ami qui partage la même passion, il se lance dans un projet de voiture de course d’avant-guerre en modifiant la carrosserie d’une berline MG de 1947. Pure création !

J’avais déjà les coordonnées d’un spécialiste de la carrosserie en Angleterre et je savais sur quel châssis cette carrosserie devait être convertie. Là, nous avons trouvé un châssis qui faisait le travail, avec le même moteur, boîte de vitesses et essieu. C’était un peu plus grand que d’habitude, nous avons donc dû faire de gros changements.

Dans le même temps, Thierry Chave en profite pour ramener une autre MG vue en Angleterre. Une MG TA de 1936. Un exemple rare. « Il était en morceaux. Je l’ai refait pour que ça ressemble à une course. J’ai ajouté et modifié la carrosserie. Je n’avais plus qu’à faire le montage, j’avais quasiment toutes les pièces », raconte-t-il. Avant de se reprendre : « Il fallait encore recréer le tableau de bord de toutes pièces, refaire les sièges » et les mettre chez le sellier en prenant soin de tourner à l’arrêt du moteur… »

« Cet achat est arrivé par accident. Je n’avais pas les moyens de l’acheter en parfait état – il coûterait environ 60 000 euros – donc on pourrait dire que c’était une rencontre d’un budget limité et mon envie de modèles avant. -guerre. »

Pour la première MG, Thierry Chave et son ami ont mis environ un an et demi – en travaillant deux jours par semaine – pour la restaurer complètement. avant de le revendre. Cependant, c’était une voiture unique au monde et elle roulait très bien. « Ça n’a pas fait de mal car lui et moi avions déjà chacun une MG dans notre garage et on ne pouvait pas la garder. »

À Lire  Motorworld : notre visite et photos d'un endroit qu'on ne va pas voir en France

« Les voitures d’avant-guerre ont un fort capital sympathie »

Le deuxième MG, le sexagénaire a commencé à le faire revivre à partir de mars 2020. Il a fallu six à huit mois pour le remettre sur les roues. La plupart du temps, sa porte de garage est ouverte, prête à répondre aux questions des voisins ou des passants et à partager ses réflexions.

En France, il y a souvent un air de jalousie, de ce qu’on dira du style des fameuses voitures Porsche ou Ferrari mais ce n’est pas le cas des voitures d’avant-guerre. Ils véhiculent un grand sens de la compassion qui ne suscite pas l’envie. Il n’y a aucun sentiment de fierté dans ce type de voiture donc je n’ai pas peur de le montrer.

Cet amour des voitures, l’homme de 66 ans le perpétue depuis qu’il est en âge de marcher. « J’ai grandi dans le 15e arrondissement de Paris, et quand on allait sur la place avec ma sœur, on passait devant un petit garage qui sentait le parfum, l’essence et la graisse. J’adorais cette odeur. C’est ma madeleine de Proust. »

Une Oldsmobile Cutlass pour démarrer

Avant de collectionner des modèles grandeur nature, il a commencé par des petites voitures (« Dinky Toys »). Puis, à la fin des années 90, Thierry Chave s’est porté volontaire pour être un bon Américain. « Ma première voiture de collection, de mémoire, était une Oldsmobile Cutlass 442 décapotable de 1967. Ensuite, j’ai eu une berline Buick de 1973. J’ai acheté des voitures que j’étais frustré de ne pas pouvoir payer. à 18 ans », sourit-il.

« Mais en vieillissant, je m’intéresse davantage aux vieilles voitures », ajoute-t-il. Son passe-temps, désormais, ce sont les voitures d’avant-guerre ou les voitures d’après-guerre très secrètes comme son autre voiture de collection, l’Alvis, dont seulement 349 exemplaires ont été produits.

Dans son garage, sa MG TA de 1936 allie ancienneté et originalité. « TA a été produit de 1936 à 1939, puis la production s’est arrêtée pendant la guerre. On les trouve rarement en France. Et encore, c’est modifié comme le mien au circuit, il faut le lire avec les doigts d’une main, précise Girondin. Sachant que chacun est unique, a sa propre personnalité au niveau des phares, des feux, des jantes… »

Son prochain projet ? Une voiture pour enfant 

Avec ses roues de 16 pouces, sa boîte à cinq rapports et son carrossage inversé, le protégé de Thierry Chave a un charme d’antan qui ne laisse personne indifférent. Lorsqu’il se rend sur les murs de Bordeaux et l’été ou de Darwin tous les premiers dimanches du mois pour des meetings de voitures anciennes, le sexagénaire ne manque pas d’attirer l’attention.

« Nous sommes de grands enfants », rigole ce passionné d’automobiles, qui participe à plusieurs compétitions de voitures anciennes par an, comme en septembre 2022 sur la place des Quinconces à Bordeaux.

Son prochain projet shopping ? Avec son ami et son partenaire de jeu, ils remontent en enfance : « Pour nos petits-enfants, nous avons un projet de faire de très belles voitures à pédales ou électriques mais avec des allures de voiture d’avant-guerre. »

Chaque semaine, recevez des photos par e-mail et des fonctionnalités lifestyle pas comme les autres. Inscrivez-vous ici, c’est gratuit !

Cet article vous a t’il aidé? A noter que vous pouvez suivre Actu Bordeaux sur le site My Actu. En un clic, après inscription, vous obtiendrez toutes les actualités de vos villes et noms préférés.