Habitants de Belledonne : Volodia Shahshahani, skieuse, journaliste…

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Gérants, guides, éditeurs, animateurs ou encore acteurs du club qui travaillent à Belledonne et/ou promeuvent le tableau… Partons à la rencontre de ceux qui font de Belledonne un jardin taillé pour nos micro-aventures en hiver et plus encore. Portrait de Volodia Shahshahan.

A la fin des années 1980, Jean-Pierre Bonfort et Volodia Shahshahani écrivent le livre « Ski-alpinisme », le premier livre hors normes de l’époque, comme Traynard et les 100 autres plus beaux, s’intéressant aux itinéraires bien connus sur le montagnes les plus prestigieuses. et le ski de printemps typique.

Volodia, qui reste le principal artisan de cet ouvrage, met en avant des itinéraires restés confidentiels, parfois de grandes difficultés (Infernet Corridor, etc.) et des images qui invitent à visiter ces pistes en plein hiver, avec tout ce qu’il faut bien sûr . précautions. Un livre innovant qui propose 89 parcours en une (grosse) heure au départ de Grenoble sur différents tableaux, agrémentés de textes complémentaires, culturels ou anecdotiques. Une marque que l’on retrouve dans la collection Toponige.

Volo, comme l’appellent ses amis, ne s’arrête pas là. Après avoir parcouru Belledonne en long, en large et en large, ayant été le premier à chausser ses skis sur le point culminant, le Grand Pic, et vraisemblablement à l’origine de la traversée « sans escale », il publie en 1996 un ouvrage quasi exhaustif. fut le premier Toponeige. Ce travail amorce un long processus, au cours duquel les 15 volumes de la collection naissent au fil des saisons du Mont-Blanc à l’Ubayen, en pénétrant l’Italie (Grand Paradis).

Aujourd’hui, cette collection est la référence des guides de ski de randonnée, du début aux pentes les plus raides, et la cotation des itinéraires d’accompagnement, créée en même temps que Toponeige Belledonne, est également devenue une cotation utilisée par tous les passionnés, amateurs et professionnels.

Qu’est-ce qui vous a décidé à créer la collection Toponeige ?

En mai 1995, Daniel Mestrallet et moi avons rencontré les frères Étienne et Nicolas Lauras ainsi que Jean Bouchet, qui s’étaient fixé le même objectif, en skiant le couloir nord de la Grande Aiguille de La Bérarde. Les discussions vont bon train et tout le monde me pousse à refaire un morceau comme le fameux 89. L’idée se met alors à osciller entre un nouveau morceau type composé ou des petits nœuds vallée par vallée à partir de l’hiver prochain. Et en divisant les deux par des tableaux. Enfin, cette dernière idée demeure dans le premier tome consacré à Belledonne.

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Pourquoi Belledonne a-t-il été le premier volume de la collection Toponeige ?

Cela s’explique par des facteurs objectifs et subjectifs. Il s’agissait de donner à ce que je considère comme une montagne « normale » (c’est-à-dire plus de 1500m de neige 6 mois par an) un guide tel qu’on le connaît en alpinisme d’été. Le type ‘sierra’ orographiquement strictement défini, couplé à des dimensions modestes, fait de Belledonne le bon client.

Au fond, l’idée que la collection tentera plus tard de légitimer était : « un seul topo dans le sac », les autres dans la voiture. Pour le premier titre de la collection à venir, je devais avoir skié toutes les voies, dont le Kulmen, le grand sommet de Belledonne partiellement skié 15 ans plus tôt avec Michel Sigo. Début mai 1996, une forte chute de neige permet de skier sur un terrain que l’on savait sec avec Daniel Mestrallet. Par conséquent, six mois plus tard, la publication était autorisée.

Pourquoi ce nom, « Toponeige », étant donné que vous parlez surtout de ski, plutôt que « Toposki » par exemple ?

Il n’y a plus de guides d’alpinisme pour les massifs dits secondaires (par rapport au Mont-Blanc, aux Écrins, aux Pennines, etc.). L’ajout d’une cote « marche » de F à D sur une montagne enneigée de mai à début juillet a permis à « Toponeige » de s’adresser à tous : skieurs, mais aussi randonneurs à pied et en raquettes.

Quelles sont les particularités de ce massif en hiver ? En quoi est-il un coup de cœur pour le ski ?

Belledonne, c’est un peu le stage de descente des Écrins… 1000m plus bas mais avec un enneigement souvent 50% plus élevé à altitude comparable. On y retrouve la morphologie d’un réseau cristallin, de fortes pentes ou de grosses irrégularités avec relativement peu de plans. A mon sens, cela compense les formidables cols forestiers, notamment ceux du versant ouest, qui définissent, notamment pour les Grenoblois, la « personnalité » du massif.

Nous sommes très proches d’une grande ville pour faire du ski ou de l’alpinisme au travail, ce qui encourage les étudiants internationaux à étudier ici. Lors d’une des premières courses de la Belle Étoile, les concurrents de Chamonix ont été surpris de découvrir le caractère « haute montagne » des sommets dominant le Pleynet après de fortes chutes de neige en janvier, et ont exprimé leur consternation avant de se rendre compte que nous allions subir un contretemps. pentes plus douces.

Quel est ton secteur de prédilection pour skier ?

C’est intéressant que la variété soit sur une si petite surface, mais s’il faut choisir un secteur, pourquoi pas Gleyzin aussi. Au départ du village, l’éventail des itinéraires est large, l’enneigement est conséquent et durable, et c’est un des rares endroits à partir aussi bas [1100m, ndlr], sans forêt exigeante. . Belledonne a encore un point faible : la rareté des faces sud.