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Written By Vincent Bourdieu

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Déchets ménagers: la révolution des poubelles, emballage par emballage

D’énormes balles sont empilées par matériau : papier, carton brun, plastique clair, foncé, films plastiques. Au centre de tri des ordures ménagères des Batignolles, dans l’ouest parisien, nous sommes en avance sur le reste du pays, ici, depuis 2019, nous bénéficions de consignes simplifiées de tri des emballages, qui viennent d’être généralisées à la quasi-totalité des pays de France sur 1er janvier. Désormais, tous les emballages – cartons, sacs en papier, bouteilles, tubes, barquettes, flacons en compote ou en feuille plastique, ainsi que les canettes, aérosols, gélules et comprimés de médicaments en aluminium – doivent être jetés à la déchetterie jaune. Jusqu’à récemment, de nombreux tubes de dentifrice, barquettes traiteur ou pots de yaourt évitaient le tri et finissaient dans la poubelle des ordures ménagères, grise ou verte selon les endroits, faute de filières de recyclage. L’objectif de la mesure est de simplifier la vie des Français, qui jettent chacun en moyenne 582 kilogrammes de déchets par an selon le gouvernement, et surtout d’augmenter le volume de recyclage du plastique bien plus faible en France que dans les pays voisins. (moins de 30%). « La seule condition, c’est que l’emballage soit vide, pas besoin de le suivre », explique Anne Traband, ingénieure « matériaux » au Centre des Batignolles (Paris 17e), géré par le Syctom. agence. - Noria trucks -Parallèlement, le nouveau logo « info-tri » qui se veut plus lisible et se place progressivement sur les objets de consommation courante, vêtements, équipements sportifs, à commencer par l’alimentation. Objectif : indiquer clairement où jeter le produit usagé Les vêtements et les chaussures ne doivent pas aller dans les poubelles jaunes, mais dans un bac de recyclage extérieur ou dans une association solidaire. Les petits électroménagers doivent aller au centre de recyclage, ainsi que les outils, les matériaux et les déchets verts. A partir de début janvier, les magasins de bricolage et les jardineries ont ouvert des bacs de tri pour approvisionner les nouvelles filières de recyclage des communes de l’ouest parisien. Au terme d’un parcours assourdissant de tapis roulants, tamis, op trieurs tiques, séparateurs magnétiques et trieurs manuels, une dizaine de matériaux différents, bien triés, sont produits : carton gris, carton, papier, acier, aluminium, plastique transparent (PET) et monocouche issu de bouteilles d’eau minérale, PET coloré, film d’emballage , boîtes de conditionnement pour lait de type Tetrapak. des plastiques constitués de trois résines différentes : le polyéthylène, le polypropylène et le polystyrène, jusqu’alors sans issue. Le lancement de la filière française de recyclage des emballages en polystyrène, Crestyr, a été annoncé le 11 janvier par dix industriels et organismes , de l’Union des Pêcheurs Français à Michelin, devrait permettre l’approvisionnement de cette nouvelle filière. Ils n’entrent dans aucune catégorie (jouets ou vaisselle cassée, etc.) et retournent à l’incinération. La simplification des consignes, qui est prévue dès 2019 dans ce centre, a néanmoins « permis d’augmenter le tonnage de matières qui sont collectées et triées » en 2020, précise Mme Traband. Ses « bêtes noires » sont des bonbonnes de gaz type choux à la crème contenant du protoxyde d’azote ou de l’hélium, qui sont de plus en plus détournées de leur usage pour être utilisées illégalement comme gaz hilarant. être renvoyé à la décharge comme tout le monde. Quelle bouteille de gaz », dénonce Mme Traband. Autre problème, les batteries au lithium provoquent de plus en plus d’incendies. « Dans ce seul centre, huit ou neuf incendies se déclencheront en 2022 à cause des batteries », ajoute l’ingénieur. Dans l’emballage, des progrès sont possibles : « un tiers des papiers et emballages partent encore par erreur dans les poubelles grises ou vertes », estime Mme Traband. L’épineux problème des déchets issus de la « consommation nomade » reste à résoudre. les plastiques et canettes jetés dans les poubelles de rue ne sont quasiment jamais triés et conduisent directement à la combustion.Le ministère de la Transition écologique doit ouvrir des concertations sur la consigne plastique le 30 janvier pour tenter d’y remédier.im/ha/pta/er

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