Le premier cas d’échinococcose à Echinococcus canaden…

Photo of author

Découvrez les infos du quotidien grâce à nos rédacteurs chevronnés

Publié le 18 janvier. 2023 @ 12:27

Biographie

– Biologiste médical à la retraite.

Liens d’intérêt

– Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d’instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le service de santé des armées comme virologue d’abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau International des Instituts Pasteur.

– Aucune rémunération actuelle ou passée de l’industrie pharmaceutique. &#xD ;

– Aucun investissement financier dans une entreprise pharmaceutique.

– Aucune participation aux études cliniques sur les vaccins.

En Norvège, le parasite Echinococcus canadensis G10 a été trouvé chez un orignal retrouvé mort dans le comté d’Innlandet. Un échantillon a été prélevé dans le cadre de l’inspection normale de l’abattage par l’Autorité norvégienne de sécurité alimentaire. L’animal, en bon état général, présentait des kystes dans les poumons.

C’est la première fois que le parasite est détecté chez un orignal en Norvège, E. canadensis G10 n’a pas été trouvé en Norvège auparavant, mais a été détecté en Suède et en Finlande. En Finlande, il a également été à l’origine d’un cas humain.

Dans la nature, E. canadensis a une nature sylvatique et semi-synanthropique avec un cycle de vie impliquant des cerfs sauvages (y compris des orignaux) comme hôtes intermédiaires et des canidés (chiens, coyotes et loups) comme hôtes définitifs. L’échinococcose peut infecter l’homme, mais l’Institut de santé publique considère que le risque d’infection est très faible dans ce cas.

Rappels sur l’échinococcose kystique ou l’hydatidose

L’échinococcose humaine est une zoonose (une maladie transmise à l’homme par les animaux) causée par des parasites, c’est-à-dire le thé du genre Echinococcus. L’échinococcose se présente sous 4 formes :

À Lire  The Ocean Cleanup publie son troisième volet du nettoyage des océans du plastique

L’échinococcose kystique existe sur tous les continents sauf l’Antarctique, en particulier dans les pays du bassin méditerranéen,

d’Afrique du Nord, d’Amérique latine, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Chine< et en Europe centrale.

Le cycle parasitaire comprend deux hôtes : un hôte intermédiaire (HI) et un hôte définitif (HD).

Un certain nombre d’animaux herbivores et omnivores agissent comme hôtes intermédiaires pour Echinococcus. Ils s’infectent en ingérant les œufs embryonnés (embryophores) du parasite présents dans le milieu extérieur (nourriture et eau) qui se développent ensuite au stade larvaire dans les viscères. Les larves traversent la paroi digestive et atteignent le foie, voire d’autres organes où elles se développent, par voie sanguine.

Les carnivores agissent comme hôtes définitifs pour le parasite et déposent le ténia mature dans leurs intestins où ils pondent des œufs. Ces hôtes définitifs s’infectent en ingérant les viscères des hôtes intermédiaires qui contiennent les larves du parasite.

Les humains sont les hôtes intermédiaires dits accidentels. Ils contractent l’infection en ingérant des embryophores après contact direct avec le chien (léchage, caresse), plus rarement indirectement par l’intermédiaire d’aliments ou d’eau contaminés. Les œufs pénètrent dans la paroi digestive et atteignent le foie par la circulation sanguine. Plus rarement, ils peuvent atteindre d’autres organes.

Actuellement, sur la base de l’analyse phylogénétique et de la spécificité des hôtes parasites dans leurs cycles de vie, 5 espèces sont distinguées au sein de l’Echinococcus

granulosus sensu lato. : E. granulosus sensu stricto, E. equinus, E. ortleppi, E. canadensis et E. felidis (Parasit Vectors. 2022 Mar 28;15(1):109.doi:10.1186/s13071-022-05197-8.)