2023, la naissance d’une nouvelle entreprise

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De nombreuses généralités sont reprises dans cet article : https://www.journaldeleconomie.fr/Le-commerce-physique-perd-de-son-attractivity_a11503.html

Depuis vingt ans, le commerce français vit sous une protection artificielle. La loi Royer (1974) et surtout ses évolutions n’ont pas protégé le « petit commerce » mais plutôt le grand commerce, la distribution. Les autorisations d’ouverture ont empêché l’ouverture de concurrents et de fait développé des monopoles sur des zones attractives.

Ce n’est pas Amazon qui veut. Amazone. En fait, Jeff Bezos a aveuglé de nombreuses personnes. Ce n’est qu’en 2004 qu’il a commencé à faire des bénéfices. Jusque-là, il survivait grâce aux appels financiers sur les marchés. Mais il a impressionné et a réussi. Uber a échoué. Stéphane Bancel, le patron de Moderna l’a compris : 10 ans sans facturation ! Jeff Bezos a réussi, car il a créé la place de marché du site, le cloud (AWS), la publicité sur le site (« retail media » devrait peser 120 milliards de dollars en 2023, dont près de 50% pour le seul Amazon, dans un Internet de 600 milliards de dollars marché publicitaire). Jeff Bezos a fait rêver même si ces dernières années Amazon a ralenti sa croissance rapide en France. Ne soyons pas cyniques en citant les sites de trading défaillants : ils sont nombreux, que ce soit des « pure players » ou des sites de trading physiques.

La liquidation de Toupargel – devenue Marketplace en 2020 – est un exemple typique d’inadaptation : des milliers de nouveaux clients pendant le Covid, des ruptures de stock, des livreurs malades, des clients fidèles déçus par de mauvaises livraisons et les milliers de nouveaux clients qui ont disparu. aussi vite qu’ils sont apparus. Et Toupargel, toujours focalisé sur le téléphone, n’a pas vu venir la montée en puissance du drive et de la livraison à domicile, le bras armé d’Internet. Internet fait rêver. Il y a des succès spectaculaires. Il y a des défauts discrets.

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Enfin, le consommateur change. Nous avons déjà évoqué l’économie circulaire, celle de seconde main, dont l’activité est de plus en plus importante. https://www.journaldeleconomie.fr/Par-ou-commence-t-on-pour-sauver-la-planete%E2%80%89-2-2-Moins-consommer_a10438.html

Au lieu de cela, il y a aujourd’hui trois accélérations.

C’est l’esprit du mal. C’est la frugalité : consommer mieux et moins. Quand on veut, où on veut.

2022 se terminait généralement par un échange téméraire, c’était l’explosion créative.

2023 marque le changement brutal : le pouvoir d’achat chute, le superflu ou le non essentiel diminue, le consommateur est sensible au changement climatique. Après des années d’apnée, quelques fermetures de magasins et de mètres carrés, le commerce prend une nouvelle forme, à la fois physique et numérique, se détachant d’un passé devenu passif et s’accrochant mieux à l’évolution du consommateur lui-même.

Le trading est une question d’actualité qui demande aujourd’hui beaucoup de flexibilité et d’imagination.