Où investir en assurance-vie en 2023 ?

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(Crédit photo : Adobe Stock – )

L’assurance-vie reste l’un des placements préférés des Français, et à juste titre ! En effet, ce couteau d’épargne suisse permet d’investir sur un grand nombre de marchés, de placer une partie de son capital dans des placements sûrs (fonds euros) et l’autre dans des véhicules plus risqués mais aussi potentiellement attractifs (comptes d’unités), le tout dans un délai très cadre fiscal rentable pendant la durée du contrat à impôt réduit au-delà de 8 ans de détention (si l’encours, tous contrats confondus, n’excède pas 150 000 euros pour une personne et 300 000 euros pour un couple) et même au moment de la succession .

Ce large éventail de possibilités d’investissement dans les contrats d’assurance-vie peut amener un investisseur à s’interroger sur le meilleur placement pour 2023. Dans un contexte d’inflation élevée et de hausse des taux accompagnée d’une volatilité importante sur les marchés actions, les investisseurs ont raison d’être perplexes. Certains repères en place depuis quelques décennies semblent ne plus être d’actualité. Quels actifs figurer en 2023 sur votre assurance-vie ? Dans cet article, découvrez trois façons de profiter de la situation actuelle avec votre contrat d’assurance-vie.

Profiter de la remontée des fonds euros

Premièrement, l’assurance-vie permet de se positionner sur le marché obligataire avec des fonds en euros. Ce placement à capital garanti, qui permet de récupérer à tout moment l’intégralité des sommes versées, est en réalité majoritairement investi en obligations. La performance des fonds en euros varie et ne peut être connue à l’avance. Or, le rendement moyen de ces enveloppes a baissé sur 20 ans avec une moyenne 2020 et 2021 de 1,3%, un taux bien inférieur à l’inflation, et même au taux d’intérêt présenté par le livret A et la LDDS.

Toutefois, la situation pourrait changer en 2023 en raison de la hausse du principal taux d’intérêt de la banque centrale, ce qui devrait avoir un impact sur le marché obligataire. Par ailleurs, les assureurs pourraient bien, afin de renforcer l’attractivité des fonds en euros face au livret A, décider d’augmenter les remboursements en euros en 2022 et 2023. Rappelons que les assureurs ont la possibilité de retirer les conditions de participation à but lucratif, ces « fonds  » qui leur permet de conserver leurs gains gagnés pendant 8 ans maximum grâce à des investissements autres que sur le marché obligataire pour augmenter le rendement des fonds en euros.

Ces deux facteurs pourraient conduire à une hausse des rendements des fonds en euros à partir de 2022 et qui pourrait se poursuivre en 2023, la première depuis des décennies !

Investir sur le marché actions via des produits structurés ou des ETF

La bourse a été durement secouée en 2022 par une inflation vertigineuse qui, loin d’être temporaire comme la banque centrale l’avait anticipé, est devenue permanente. L’inflation tirée par la demande résultant des déséquilibres post-Covid et du frein créé par la crise sanitaire, accompagnée d’une inflation des coûts, est liée à la hausse des prix des matières premières agricoles et des énergies fossiles, notamment du fait de la guerre. En Ukraine.

Cette inflation forte et durable a entraîné une réponse coordonnée des banques centrales, qui ont toutes relevé leurs taux directeurs, plus ou moins rapidement et plus ou moins fortement, mais les hausses se sont généralisées et se sont souvent accompagnées d’un retrait de liquidité ou d’un retrait quantitatif. contraction. Ces deux étapes devraient créer un ralentissement économique qui réduira l’inflation. Mais ce ralentissement économique doit aussi créer une récession. Le défi pour les banques centrales est de trouver la bonne combinaison pour que ces mesures créent un ralentissement modéré et temporaire et ne conduisent pas à une récession longue et sévère.

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Dans ce contexte, il s’annonce difficile d’investir en bourse en 2023. Cependant, il nous semble important de ne pas se priver de cette classe d’actifs qui présente des rendements très attractifs sur le long terme. Il peut alors être opportun de basculer vers un produit structuré sur les grands indices boursiers pour miser sur les hausses du sous-jacent à moyen terme, tout en bénéficiant d’une protection (partielle) de son patrimoine. En effet, un produit structuré est un produit dérivé qui permet d’investir sur un marché boursier (le sous-jacent peut être une action, un panier d’actions, un indice boursier, etc.) avec une maturité (le produit clôture à 10 ans par exemple) et un mécanisme de remboursement anticipé (annuellement, à date fixe annuelle, si le prix de l’actif sous-jacent est supérieur à la date de comptabilisation initiale, le produit est rappelé et l’investisseur perçoit une partie de la plus-value) et une certaine protection du capital (si le produit court jusqu’à l’échéance, si le cours du sous-jacent est supérieur au cours de comptabilisation initiale, alors l’investisseur reçoit une part de la plus-value, si la variation est nulle ou légèrement négative, de l’ordre de -20%, – 30%, voire -40% ou -50%, l’investisseur perçoit son investissement initial, si la baisse du cours est importante, alors l’investisseur subit une moins-value équivalente à une baisse du sous-jacent).

Ce type de produit dérivé, qui vous permet de bénéficier d’une protection partielle du capital en échange d’une performance restreinte, est disponible sur le support unitaire de votre contrat d’assurance vie.

Il permet également à ceux qui sont moins averses au risque de profiter du climat économique actuel pour investir dans les grands indices boursiers et ainsi se positionner via le tracker sur des marchés actions à forte diversification, et à faible coût. Un grand nombre d’ETF sont couramment disponibles sur l’adossement lié à des contrats d’assurance-vie.

Se positionner sur le marché immobilier avec des SCPI de rendement

Enfin, en 2023, nous pourrons également choisir d’investir dans l’immobilier via nos contrats d’assurance-vie. Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier s’avèrent en effet attractives dans le contexte d’inflation actuel. D’abord parce que l’immobilier est traditionnellement une valeur refuge. Même le papier de pierre, adossé à des biens tangibles, est convaincant. Deuxièmement, les prix du marché immobilier ont tendance à suivre l’inflation, tout comme les prix des loyers. Enfin, les rendements relativement élevés de la SCPI lui permettent de protéger l’épargne des investisseurs contre l’érosion de leur capital face à l’inflation. En effet, les rendements publiés par ASPIM ont oscillé entre 4,5% et 6% ces dernières années.

SCPI dispose également d’atouts indéniables : forte diversification et mutualisation des risques, délégation totale de la gestion immobilière, possibilité de se positionner sur des secteurs porteurs comme l’immobilier de santé (EHPAD, maternités, EHPAD…). reste) ou de véritables plantations reliées par une logistique à distance par exemple (entrepôts situés en périphérie d’une grande ville) au travers d’une SCPI dédiée. Attention, là encore, l’investissement disponible via la prise en charge unitaire de votre contrat d’assurance-vie n’est pas garanti en capital.