Agriculture : l’intérêt a presque triplé en un an

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Par Marion Rignault, éditrice

L’Observatoire Crédit Logement vient de publier des données sur l’état du marché du crédit immobilier en France. Une étude qui en dit long sur la santé actuelle des prêts d’acquisition en un an seulement, entre des taux d’intérêt en hausse exponentielle et des durées de prêt qui montent en flèche. Décryptage de ces nouvelles données !

Le blocage du crédit immobilier : des facteurs multiples

Au cours de l’année 2022, la réglementation concernant l’octroi de crédits immobiliers n’a cessé de se durcir afin d’éviter toute situation de surendettement des ménages français. D’abord, avec la promulgation des règles du HCSF qui limitaient à la fois le ratio de levier à 35 % (y compris l’assurance emprunteur) et la durée des prêts à 25 ans. A cela s’ajoute la limite d’usure, un taux d’intérêt maximum au-delà duquel les banques ne peuvent plus prêter, sous peine de s’exposer à des sanctions pénales. Si ces règles préventives restent efficaces et responsables en temps normal, elles ont un effet plus pervers en période de forte inflation comme la nôtre.

La récente étude de Crédit Logement montre clairement une hausse fulgurante des taux des crédits immobiliers. En décembre 2021, le taux moyen était toujours à 1,06 % contre 2,34 % en décembre 2022. Des valeurs qui ont plus que doublé en l’espace d’une seule année, dynamisant ainsi le mécanisme de production de crédit, à partir du calcul de l’usure et larme. taux, emprunté aux taux du trimestre précédent, n’est pas en mesure d’absorber la vitesse de l’inflation.

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Autre facteur aggravant, les durées des prêts immobiliers augmentent. La moyenne est maintenant de 21 ; cependant, la limite imposée par les autorités financières reste à 25 ans. Les ménages ne peuvent pas éviter de s’endetter plus longtemps s’ils veulent réduire leur taux d’endettement ou la valeur des taux d’intérêt, car les prix de l’immobilier n’ont pas encore commencé à baisser pour équilibrer le marché.

Conséquence directe, on peut observer que le nombre de crédits immobiliers a été réduit de près de 20% au cours de l’année 2022. Les premiers pénalisés par cette situation sont les premiers acquéreurs à apport généralement insuffisant et qui sont contraints de rester coincé dans la location au lieu d’envisager un projet d’achat immobilier.

Le calcul du taux d’usure révisé par le gouvernement

Pour répondre au problème du blocage des crédits immobiliers, le ministère de l’Economie a finalement décidé de réagir après de nombreux appels à l’aide de professionnels du crédit. Le 20 janvier, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a annoncé que le calcul du taux d’amortissement passera du 1er février au 1er juillet 2023. Au lieu d’être calculé trimestriellement, le taux d’usure sera calculé mensuellement. Le résultat attendu devrait permettre aux taux d’endettement de ne pas suivre les taux d’usure surutilisés et de libérer certains financements du joug de ce taux maximum.

Une décision particulièrement bienvenue pour débloquer, au moins partiellement, la situation hypothécaire et permettre aux particuliers d’accéder à la propriété.